De la Bioxoïde

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Comment rentrer 12 milliards de recettes fiscales

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Voici une idée qui permet de rapporter approximativement 12 milliards de recettes fiscales sur un principe juste, économique, efficace, taux d’imposition minime, assiette très large, le coût de la mise en oeuvre quasi-nul… :

Selon le rapport 2010 publié par l’Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement, le total général des transactions émises par des cartes de paiement de type « interbancaire » en France est de 432,55 milliards d’euros.

Selon l’enquête sur les comportements de paiement des Français publié en décembre 2005 conduite par le Groupement des Cartes Bancaires, la carte bancaire s’impose en tête, avec 36% du montant total des dépenses, devant le chèque (33 %) et les espèces (24 %).

Sur ces deux éléments, il est donc possible d’évaluer le volume d’affaires correspondant aux dépenses des ménages français à 1201,527 milliards d’euros. En opérant une ponction fiscale de 0.5% au crédit et 0.5% au débit de tous les comptes bancaires des ménages français, cela générerait 12 milliards de recettes dans le cadre d’une fiscalité moderne et moins paperassière.

Exemple: mon salaire au SMIC net de 1070.76 euros, viré sur mon compte, une taxe de 0,5% pour un montant de 5,36 euros.

Exemple: je retire 100 euros de mon compte, cela me revient à 100 euros plus 50 centimes de taxe.

Exemple: j’achète un bien ou un service pour un montant 30 euros, une taxe infime de 15 centimes.

Aujourd’hui, en France, 95% des mouvements monétaires font l’objet de règlements scripturaux (virements, chèques, cartes de crédit, bientôt porte-monnaie électronique). Les billets et pièces ne sont plus utilisés que pour des petits achats et les gros règlements frauduleux. Nos organismes financiers agréés (banques, CCP, Assurances etc.) sont tous équipés de moyens informatisés particulièrement précis et rapides. Les prélèvements peuvent être transférés, directement au Trésor Public ou la Banque de France avec un coût à définir (prélèvement à la source sans complications paperassières).

En réponse à une objection de base: oui, mais cela revient à augmenter la TVA de 1%, je réponds NON!!!

La TVA ne se pratique sur les achats de biens et de services. Mais pas sur le marché de l’occasion, énorme… sur votre loyer. Les virements interbancaires échappent à une taxe électronique… les prestations sociales…. les Traders…. les ventes domaniales et aux enchères…

A part des mouvements alternatifs de citoyens pratiquants des modes de trocs comme le SEL ou autres échanges solidaires, des adeptes du black, du marché parallèle de type mafieux… plus personnes n’échapperraient à cette taxe.

De plus, ce serait un premier vers la Taxe TOBIN sur la transaction des mouvements de capitaux internationaux.

Il y a de quoi faire si l’on veut instaurer une fiscalité moderne moins paperassière, un taux ridicule sur 1 % pouvant alimenter différentes caisses en temps réel, 0.33% par ci 0.06% par là, 0.12% pour je ne sais quoi ou alors diminuer ou supprimer certains impôts. Cette idée pouvant prendre des variantes que l’on soit de gauche ou de droite.

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Written by Voda

9 septembre 2011 à 9 h 43 min

24 Réponses

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  1. Voilà une bonne idée pour accroître encore plus la dépense publique et l’appauvrissement des consommateurs finaux. Vous oubliez que l’Etat, enfin ses représentants, enfin ceux qui ont fait profession de politique ont accaparés l’Etat et que leur maintien dans ces fonctions hautement lucratives ne sont possibles qu’en agissant sur la redistribution la plus importante possible au plus grand nombre possible. C’est la servitude, l’impôt tue l’impôt heureusement!

    Anonyme

    14 septembre 2011 at 4 h 28 min

    • @Anonyme, Merci pour votre commentaire. Je vous trouve un peu partial. Cette taxe électronique appliquée sur le territoire français et collectée par la Banque de France ou le Trésor public peut tout aussi bien supprimer ou diminuer des charges fiscales sur d’autres secteurs d’activités. Il paraît qu’il est nécessaire de diminuer le coût de la main d’oeuvre et pourquoi ne pas soulager l’impôt sur les sociétés ou atténuer la CSG et la CRDS qui pèsent sur les salaires? c’est selon son idéologie ensuite, cette taxe n’est ni gauche ni de droite, elle se veut simple et efficace.

      ObïOxOïdO

      14 septembre 2011 at 5 h 38 min

  2. Il y a des années que j’ai réduit au strict minimum l’usage de ma carte bancaire, optant pour le liquide pour ne pas être pisté… bien que je n’ai rien à cacher et que mon train de vie soit des plus minimes (moins que rmiste -distributeur de bulletins municipaux- sauf les derniers mois de ma présence en France : couvreur).

    Oui cette idée pourrait intéresser nos taxateurs … toujours en quête de plus de recette fiscale. Encore un viol de plus à leur actif.

    Quand à votre slogan « aborder la vie glacée de la machine par la mécanique d’un miroir vivant », vivant ? Surtout déformant et ondulant sans cesse si l’on vous observe «  »croiser » le fer ».

    « par la mécanique » ? ma compréhension se limite là à « par le biais ».

    Vous voulez mettre l’humain au coeur des préoccupations politiques, une erreur majeure à mon sens. Les pauvres sont surtout pauvres de leur humanité, ils n’ont que cela. Le monde mécanique (tel un simple parapluie) leur échappe complètement. Ainsi cette famille de six enfants qui n’avait pas de quoi s’acheter même un parapluie, ce qui empêchait les petites d’aller à l’école les jours où il pleuvait des cordes.

    L’autre, ce qui nous est vraiment étranger, est cette mécanique glacée, sans vie. L’intégrer n’est pas aisée car, en tant qu’humain, tout nous y oppose. C’est l’épreuve de l’incorporation d’un métier, métier fait d’une logique à toute épreuve, logique éprouvée à l’implacable réalité.

    Et cette épreuve d’incorporer un métier est cause d’un ralentissement général car il faut comme prendre en charge le corps, cette mécanique qui nous échappe…. Ayant tendance à cracher les mots comme une mitraillette, j’ai mis en place un ralentissement en me forçant à taper mes textes sur des claviers différents, en dernier ressort un clavier de six touches seulement. Et une fois l’handicap soulevé, de repartir comme de plus belle. De devoir donc en remettre une autre couche : ainsi cette idée personnelle d’utiliser plusieurs claviers en même temps. Ce que je concrétise en vous écrivant en frappant sur deux claviers simultanément. L’attention doit donc se concentrer sur ce que l’on fait, et une fois intégré de pouvoir mieux se concentrer sur quoi on réfléchit… L’énergie est rare et le petit plus que l’on pourra dégager en ne regardant absolument plus le clavier pourra faire la différence. Et l’on aura intégrer une mécanique, là, mécanique de frappe. (accessoirement, j’ai gagné de vivre avec les plus pauvres, cette famille citée plus haut).

    J’ai donc fait un choix diamétralement opposé au votre.

  3. @josick,

    Si une machine se regarde dans un miroir sera t-elle pour autant vivante?

    La vie glacée de la machine est une pensée matérialiste qui s’acharne sur des contructions théoriques pour atteindre le ciel et la mécanique d’un miroir vivant est son reflet. Tout est une question de point de vue soit vous regarder l’objet directement ou alors vous le présentez devant un miroir pour observer son reflet. L’effet d’un prisme doit normalement mener à la compréhension de ce que peut-être une illusion.

    Si par expérience vous comprenez qu’une réalité se déforme, cela change la perception que l’on s’en fait. Plutôt que de regarder la vérité, projetez là dans un miroir vous n’y verrez que des doutes.

    Regardez vous dans un miroir, vous ne verrez pas un corps mais un esprit.

    Si vous regardez des chiffres comptables comme autant de % de PIB, de taux de chômage… vous trouverez un graphique par contre si ces chiffres se regardent dans un miroir, ils se transformeront comme tout autant de personnes vivantes dans un ensemble de cris, de joies, de douleurs, de désirs… comme vous finalement.

    Dans un principe d’union des contraires, si la lune éclaire les ténèbres alors le soleil aveugle la lumière! Pour votre pensée c’est pareil, le libéralisme reflète l’étatisme. Je suis votre miroir d’un jour comme vous êtes le mien, l’essentiel étant d’apprendre l’un de l’autre. En faisant preuve d’empathie.

    Voilà, voilà…

    ObïOxOïdO

    7 octobre 2011 at 14 h 57 min

    • Pour moi, il ne peut y avoir d’union des contraires.
      Nous sommes dans un UNIvers, pas dans un Duivers.
      Il y a l’énergie et il y a la Résistance Universelle qui n’est pas une force (comme peut l’être l’énergie, dont de là pas fondamentalement d’antagonisme).

      Peut-être qu’il y a l’énergie qui se veut pure, refuse ce qui lui résiste ; et qu’il y a l’énergie qui accepte ce qui lui résiste et génère de ce fait la diversité. J’ai choisi d’être de ce dernier bord, en témoigne ma prise de contact avec vous.

      Il y a un site web à mon avis de présentation rebutante, qui présente cette notion de résistance universelle (et donc les conclusions iraient dans le sens du basic income, que je ne partage pas).
      http://science-univers.qc.ca/cosmologie/resistan.htm#place
      http://science-univers.qc.ca/cosmologie/morale.htm#début (Le problème des déficits retarde, en ce moment, une réalisation plus rapide de L’UNIVERSALITÉ DES SERVICES SOCIAUX, mais on n’y arrivera.)
      Ne comptez pas sur une réponse du vieux Monsieur, Armel Larochelle, auteur de ce site (à moins d’un miracle -cela pour raison de santé).

      • Merci, Josick pour ce précis pataphysique de Armel Larochelle, j’aime bien. Cela donne vraiment envie d’autant plus que j’y ai découvert une citation qui fait écho non pas une « union des contraires » mais à « une « conciliation des contraires », c’est très jolie et me convient parfaitement.

        «Mais lorsque, exceptionnellement, le savant est en même temps philosophe et artiste, il y voit au contraire une preuve de plus de l’harmonie des lois de la Nature. Car l’harmonie est faite de l’unité dans la diversité, de la simplicité dans la complexité, de la continuité dans la discontinuité. C’est en cela qu’elle est « conciliation des contraires ».» André Lamouche, L’homme dans l’harmonie universelle, La colombe, 1958., p. 229

        Votre prise de contact avec moi vous démarque quelque peu des gens que vous cotoyez sur le blog de CG ce qui confirme votre aversion pour l’attirance. A vrai dire, je n’apprécie guère les remarques de gens qui entendent piétiner l’Etat, les droits de l’Homme à des fins purement mercantile… Donc je ne ferai pas d’amalgame en votre libéralisme et celui des autres. Aussi, je vous prie d’accepter mes excuses si je vous ai heurté dans mes propos. Au revoir!

        ObïOxOïdO

        7 octobre 2011 at 17 h 15 min

      • Excuses acceptées bien que j’ai fait en sorte de ne pas être affecté mais de tirer le meilleur profit de ce que j’ai perçu être un renard dans un poulailler, renard désireux d’en découdre.
        Poster demeure pour moi un grand risque, celui d’être blessé… Ce que j’écris n’est pas anodin. Les mots sont pesés.
        Pour ma part, j’ai constamment été piétiné des décennies aussi bien moralement (c’est également le cas de Pierre Lagier) que physiquement par un Etat, l’Etat français, qui n’est nullement un Etat de Droit mais de copinage. J’ai même fait appel (Cour administrative de Nantes) à sa place alors qu’il était condamné à payer. Et en dernier ressort, moi, d’être condamné à payer (ce qui parait-il ne peut arriver : il faut croire que j’ai fait exception). Mais il y a des combats qu’à mon avis il faut mieux perdre (ce qui ne doit pas être, à mon avis, l’avis de Pierre Lagier).
        La connaissance de l’approche d’Armel Larochelle m’a été bien utile dans l’épreuve. Elle s’est présentée à moi alors que je venais de faire découvrir de jolies coins dans les Pyrénées à mes enfants, ultime voyage (concrétisant ce que j’aurais aimé leur faire découvrir avant de mourir) avant pour moi d’être financièrement complètement démuni. Je me demandais bien alors comment j’allais ensuite pouvoir survivre. Pour moi les aides étatiques ne sont pas envisageables. J’ai lors du divorce il y a plus d’une dizaine d’année osé demandé le RMI. Il m’a officiellement été versé mais je ne l’ai jamais touché car versé sur le compte de Madame (chose incompréhensible car nous n’avons jamais eu de compte commun). Si mes parents n’avaient pas été là, je n’avais plus qu’à crever (tout court, ce qu’elle, fonctionnaire, espère) de faim. Et en livrant pour les parents un plateau de pomme à la cidrerie, j’ai trouvé un emploi saisonnier ce qui m’a remis le pied à l’étrier. Ensuite, après deux ans dans une usine bio, j’ai pu maintenir un petit flot en étant distributeur de journaux. Comme je me suis lancé seul à refaire mon toit dans le bâtiment agricole dans lequel je vis en France, j’ai été repéré comme pouvant faire couvreur. Et me voilà donc à 52 ans, couvreur-tâcheron. Deux maisons et demi couvertes à deux par semaine sans aucune assistance mécanique, dans des conditions hivernales. Un corps qui me faisait hurler de douleur la nuit. Un jour de la dernière semaine du contrat de deux mois, je me suis senti dans l’impossibilité de faire le travail du lendemain, à savoir un déséchafaudage et un échafaudage, cela dans la même journée, ce que je faisais seul pour une maison tandis que le collègue s’affairait aux tâches spécialisées du métier. Un échafaudage fait dans une matinée me suffisait amplement, me faisait atteindre ma limite physique. Ce fut donc la veille, l’accident, l’entorse grave. Ce qui a en quelque sorte prolongé d’un mois mon contrat. Mais je n’ai rien touché comme indemnité. Un an après, je reçois un courrier comme quoi j’ai 1200 euros d’indemnités à déclarer. Surprise, donc. Là, j’ai eu la chance qu’une personne à qui je distribuais le bulletin municipal avait une voisine inspectrice à la Sécu. Une enquête a donc été menée pour découvrir que c’était mon ex dont j’étais divorcé depuis une dizaine d’année qui avait touché cette indemnité (ainsi que mes remboursements « santé »), somme avec laquelle elle m’a traîné au tribunal (tout acquis à ses mensonges) pour me priver complètement de mes enfants.
        Il y a donc eu correction à la Sécu, mais à la CAF et au tribunal on n’a rien voulu entendre.
        Alors, j’espère que vous ne m’en voudrez pas si j’ai des doutes sur la valeur de l’Etat, surtout lorsque, comme c’est le cas en France, celui-ci n’est nullement Etat de Droit.

        Alors un basic income… Pas la peine d’y penser. Et d’ailleurs pourquoi ne pas avoir confiance dans ce mouvement naturel du nivellement (cf. Armel Larochelle). Certes, ce mouvement est comme bloqué par des lobbies (en vrac les riches et les rentiers de diverses natures…), mais l’ébranlement des lobbies en place vient principalement des révolutions technologiques qui font grimper un nouveau pallier, mettent certes en place d’autres lobbies encore plus puissants (ainsi, comparé au pasteur, la puissance du tout premier agriculteur avec son tas de blé pas sur pattes, réserve énergétique inédite) mais font évoluer les plus pauvres, leur permettent de mieux communiquer (qui n’as pas son cell-phone même dans les campagnes pauvres mais riche en population comme là où je vis présentement ?).
        L’Etat français a fait imposer la mise en place de cabine téléphonique dans tous les bleds, ce qui est devenu inutile avec la diffusion massive des portables.
        Je crois qu’Armel Larochelle lui-même sous-estime la valeur de la Résistance Universelle qui permet l’édification de nouvelles montagnes dont l’inéluctable érosion nourrira la vallée.
        Ici, dans cette campagne peuplé de l’île de Mindinao, je suis un « americano ». Pour dire un blanc, mais aussi un riche. Et quand le riche (relativement je ne peux que l’être même si en tout en pour tout je n’ai que quelques milliers de dollars d’avance et rien comme perspective -viens tout de même de se signaler un africain de Ouagadougou qui a créé sa société là-bas et qui se dit ravi de la possibilité de travailler avec moi-) que je suis ici érode son argent en exprimant des besoins même les plus simple, les retombées sont là. Quand je demande à boire du coca, l’entourage en profite. Lorsque je mange, pareil et çà c’est tous les jours, plusieurs fois par jour même. Si je vais me baigner (ce que je viens seulement de commencer à faire après neuf mois de présence), la moto familiale se retrouve généralement avec plus d’essence à l’arrivée qu’à mon départ et c’est à deux, trois ou quatre sur la moto que nous avons été nous baigner (les enfants, voire même l’un de chien comme ce matin en sont ravis). Je fais chiche vie puisque mes réserves ne se renouvellent pas, ne font que s’éroder. Mais si un jour un renouvellement se fait, le flux des dépenses pourraient s’accroître avec la joie de voir prospérer autour de moi une famille et non un tas invisible de parasites anonymes fonctionnaires étatiques.

        Voilà donc dans quoi s’enracine mon point de vue. Ce n’est certes qu’une vie de basse-cour (au sens propre comme au figuré), mais c’est cela.
        Cordialement et désolé pour la longueur et l’étalage personnel indispensable pour saisir ma position.

  4. Josick, je comprends que vous avez baigné votre enfance dans une exploitation agricole. A priori, vos parents possédaient une pommeraie entre autres activités, des céréales et de l’élevage… Je comprends vos valeurs et notamment celle du travail. votre cadre de référence se résume ainsi « qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger » en pensant à ceux qui n’apporte rien à la communauté disait l’apôtre Paul. Dans ce schéma de pensée seul celui qui a un salaire à le droit de manger. Quel est cette fausse idée de croire que les machines accroissent la productivité sans libérer l’homme de la machine?

    Ne savez vous pas que la financiarisation par le biais de fonds pensions, hedges funds… et autres fonds souverains en investissant pour redistribuer des dividendes, rationalise leurs acquisitions en fusions et délocalisations des outils de production créant des conditions de recherches d’emploi de plus en plus précaires. Dans le même temps, le libre-échangisme casse toutes les frontières douanières afin que le commerce mondiale se fasse sans entrave pour maximiser les profits.

    Résultat des courses, esclavage en extrême orient comme en occident parce que c’est ainsi… et bien non!

    Si vous êtes quelqu’un de très ouvert au idées libérales, vous ne pouvez pas vous laissez entraîner par un discours libéral purement financier qui est en fait un véritable mensonge. D’autant plus que vous partez de votre cas personnel, de vos expériences malheureuses vis à vis de l’Etat pour en tirer des généralités.

    Tout comme je comprends vos valeurs paysannes et je partage votre aversion envers l’Etat et en particulier la mentalité du fonctionnariat qui annihile tout esprit d’initiative, d’entreprise, de responsabilité… encartés qu’ils sont dans des conventions collectives, des règlements, des privilèges (haute-fonction publique).

    Personnellement, je déteste dans la même mesure l’étatisme et le libéralisme. Pour moi, il s’agit de pensées excessives, radicales, extrémistes. L’union des contraires est ce qui permet de touver le point d’équilibre comme une sorte d’harmonie.

    Tant que le modèle libéral privilégiera la cupidité sans bornes sans prendre en compte la vie humaine, il existera des résistances jusqu’à ce que l’on trouve le point d’équilibre. Nous allons au devant de troubles beaucoup plus terribles que de simples batailles entre théoriciens économiques. Quand la bulle de l’endettement éclatera, l’irrationnel sera loi. Et toutes ces positions pseudo-politiques en querelles fiscales, comptables sembleront bien dérisoire face à la colère aveugle des pauvres de ce monde.

    Alors soyez et soyons raisonnable. Trouvons le point d’équilibre et pour cela il suffit d’oeuvrer pour la mise en plase du « basic income ». Vous voulez optimiser l’économie incorporer dans vos calculs un filet de protection sociale. Voilà ce que j’avais écrit il y a déjà une dizaine d’années pour définir ce que j’appelle le « revenu d’indépendance ».

    Ce Revenu d’Indépendance de base, versé à tous, sans considérations des ressources et de l’origine sociale, doit permettre une existence sociale digne, hors de l’état de pauvreté, afin de réaliser les aspirations et les priorités de chacun en matière d’alimentation, d’habillement, de logement, d’équipement du logement, de transport, de santé, de loisirs…

    Dans un sens général, le Revenu d’Indépendance est une véritable garantie de citoyenneté. C’est un bien immobilier possédé par une personne, évaluable en argent. Le bénéficiaire devient par conséquent propriétaire, conformément à l’adage « possession vaut titre ». Il s’agit donc d’une forme de capital social permettant le financement de l’activité économique et la participation, en toute dignité à l’effort fiscal de la France.

    Les bénéficiaires du Revenu d’Indépendance peuvent aussi bien gager une promesse de remboursement, sans pour autant décourager leur épargne personnelle. Considérant que les agents économiques sont d’un caractère public ou privé, 3 types de comportements peuvent être distingués.

    Individu ou entreprise individuelle : Le Revenu d’Indépendance donne à ceux qui n’ont pas les moyens, la possibilité de se développer parce que la fortune personnelle n’est plus un critère de premier ordre.

    Associé ou société : Le Revenu d’Indépendance peut être mis en commun dans le but de partager les bénéfices, les économies ou les pertes qui pourront en résulter.

    Sociétaire ou association : Le Revenu d’Indépendance devient la propriété de tous les membres qui mettent en commun des connaissances ou une activité autre que de partager des bénéfices.

    Ce revenu garanti, stable et discontinu, détermine ainsi un processus de production grâce à une consommation régulière, résistante, face aux tribulations des cycles économiques. Les institutions financières peuvent procurer des services financiers en toute sécurité, en fonction des besoins et des priorités des individus. La rémunération du travail devient un complément librement choisi dans la bourse des bénéficiaires du Revenu d’Indépendance.

    Par ailleurs, vous me dites que vous vivez en ce moment dans une île où semble t-il vos moyens financiers, vos compétences, vos qualités spirituelles vous permettent de jouer un rôle centrale dans le développement économique d’une communauté philipéenne. cette situation nouvelle semble être aussi en accord avec vos idées et vos valeurs. Ainsi à défaut d’un système étatique que vous exécrez, vous avez l’espoir d’entreprendre ou peut-être l’unique ambition de vivre de vos rentes,un bon pouvoir d’achat.

    Riche de votre capital au milieu des pauvres gravitant autour de votre nombril. Pourquoi votre aisance vous permet-elle des libertés que les habitants que vous cotoyez n’ont pas? Je vous souhaite que ce miroir vous permette de vous grandir en faisant preuve d’empathie, il vous est possible d’appréhendez leur existence humaine. Ces gens n’ont pas le droit, ni la possibilité d’aller et de venir, la religion les enferme dans l’ignorance (analphabétisme, illettrisme), un simple staphylocoque peut leur supprimer un membre, sur un enfant devenu adulte combien sont morts? C’est sûr en apparence leurs sourires est ce qu’ils ont de meilleur et ils vous donneront tout. Pensez-vous que les regards que l’on vous porte là-bas est totalement gratuit, évidemment que non, il est intéressé alors faites bien attention à vos investissements. Vous n ‘êtes pas chez vous et ne le serez peut-être jamais?

    Pour finir voici un article que je vous prie de lire dont voici le lien:
    http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/29/les-miracles-du-revenu-minimum-garanti

    Cordialement.

    ObïOxOïdO

    8 octobre 2011 at 10 h 49 min

  5. Non, je ne suis pas intéressé d’échanger sur le terrain des idées, seulement sur le terrain concret comme par exemple cette famille (et non communauté) qui m’apporte une ambiance familiale que les étatistes français (juges-suppositoire -suppôts du Grand Soir-) m’ont volée tandis qu’elle me permet d’exercer mon cerveau face à une matière raide. En faite, je suis comme dans un cercueil, retenu par quatre planches et comme un prisonnier libéré sur parole devant aller pointer régulièrement (renouvellement de visa).

    Pour la délicatesse, un Général ne respecte rien pas même les pauvres qu’il peut avoir la prétention de défendre. C’est toujours le sacrifice de quelques uns (parfois même de millions) pour la masse…

    Un cerveau c’est fatalement fait pour dominer et nous avons donc le choix de le faire prioritairement par rapport à l’humain (dans ce cas fatalement chercher à diviser pour régner : prendre aux riches pour donner aux pauvres ce qui est une façon de les soumettre), ou par rapport à une matière autre… ce qui peut avoir indirectement des retombées libératrices…
    http://www.article11.info/spip/Sur-l-Eloge-de-la-fuite-ou-la

    Les idées qui s’organisent sont comme une peinture, une oeuvre d’art. On aime où on n’aime pas. On ne va pas discuter avec le peintre du choix de telle ou telle couleur.

    Il y a d’autre part pour moi une imprégnation du corps par la bande (un complet collectivisme pour les français). L’esprit peut se croire libre, ou libéré… en fait il ne fait que transpirer l’imprégnation corporelle du milieu dans lequel le corps baigne. Avez-vous encore votre appendice ? Ce qui ne peut-être qu’un facteur aggravant. http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/12221-le-corps-a-ses-raisons-que-la-medecine-ignore/

    Echanges concrets Pseudo-Echange (idées)
    Apaisement Lutte des classes, expression du pouvoir
    Sucs digestifs « libres » et donc destructeur endogène

    On ne peut donc que comprendre le positionnement de Napoléon, France qui s’oppose aux anglo-saxons :  » Le commerce unit les hommes ; tout ce qui les unit les coalise ; le commerce est donc nuisible à l’autorité.  »
    Si au niveau des humains il y a effectivement des invariants structurels et que les différences ne sont qu’une question de variation d’organisation… ce n’est pas en saupoudrant de l’argent sur les pauvres qu’on réalisera une quelconque libération, au contraire, les enfermer en tant qu’assistés. Par ailleurs l’argent tout comme la technique demande une éducation pour en faire usage de façon approprié, sinon ce sont des perles données aux pourceaux.
    Né dans une ferme sans eau courante ni électricité du réseau, un peu plus tard des parents énormément endetté plus que jusqu’au cou, devant même ré-emprunter pour payer les intérêts, ayant initialement tout, vraiment tout, emprunté… j’ai donc été imprégné du désespoir financier et mes invariants ont du finir par légèrement bouger s’organisant pour me faire passer d’une structure de pauvre à une fondamentalement de riche (même s’il n’y a pas réellement d’expression financière de cela). Et si mon père n’avait fait que suivre des conseils étatiques (Inra) de gestion d’un troupeau, nous aurions coulé alors que nous sommes devenu une référence. Ce qui m’a valu d’être sanctionné par ce même Inra (fermeture des portes de l’emploi). C’est vraiment bien quand l’Etat a tout pouvoir… Il faut aller impérativement dans son sens… Ce qui évite de se poser des questions existentielles. Bêêê…
    La misère, les problèmes existentiels ne sont pas strictement lié au manque financier. C’est donner bien de l’importance à ce monde.
    Mon existence est faite d’extrême -je sais qu’aux yeux d’un Général (un Aigle) cela ne compte pas, mais j’insiste néanmoins avec le détail de ma vie, grain de sable qui refuse d’être aussi prestement passé à la trappe-. Ainsi, j’ai fréquenté intimement des années une famille extrêmement riche et j’ai pu crever de faim à ses côtés, ce qui témoigne d’un misérable aveuglement. J’ai vécu des années avec une schizophrène, avec une psychotique et aussi avec une dominatrice m’ayant littéralement affamé… J’ai donc une certaine expérience de la vie, constatant que l’Etat n’allège pas le fardeau mais bien au contraire enfonce encore plus celui qui est vraiment parti d’un mauvais pied (http://www.eurowrc.org/01.eurowrc/06.eurowrc_fr/canada/36.fr_canada.htm).

    Le Basic income est pour moi une totale fumisterie, un feu de paille, une perte considérable d’énergie pour au final du vent. Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.

    Votre contact m’a permis de comprendre qu’il faut encore plus réformer les « basics » réflexes de son propre corps (harassant travail entre deux bornages) pour le soustraire à l’emprise des dominateurs de tout poil dont l’Etat et ses serviteurs directs ou indirects. Commencer par une toute petite partie… Si pas de traduction corporelle, pas de libération possible, ne serait-ce qu’un début.
    Oui, je suis borné, animal de basse-cour (au sens propre également mon lieu de vie)… De devoir me protéger des aigles …

    • Eloge de la fuite, vision de l’Aigle… vous n’êtes pas dépourvu de références. Mais votre haine de « l’infâme » vous place en position de victime d’une République jacobine que vous exécrez. Et bien moi, je reconnais la puissance de l’Etat au-dessus de celui de la famille… L’Etat contre toutes les perversions sociétales, oligarchies, aristocraties, mafia, communautarisme… Et je conviens que l’Etat de notre temps est aussi perverti par une endogamie de classe constituant une nouvelle aristocratie administrative. Et c’est pour cela que notre époque est pré-révolutionnaire.

      D’ailleurs, il est possible de faire une analogie avec le 18ème siècle. La pensée physiocrate est similaire à la pensée libérale de maintenant en de nombreux points comme par exemple: laissez faire les hommes, laissez passer les marchandises, tout cela devant être soumis à l’ordre naturel, de plus cette époque passée vous réservait une place de choix dans la reconnaissance de la classe des paysans qui était considéré comme la base de toutes les richesses. Vous savez pertinemment que la révolution a été fomentée par la bourgeoisie commerçante pour des raisons fiscales mais il ont été débordé par la colère du peuple qui a préféré couper les têtes et par la volonté de Robespierre de trahir sa propre classe qu’il a fallu supprimé. Danger qu’il était pour la bourgeoisie elle même. Et en ces temps troublées par la folie, les complots… il a fallu qu’un Aigle vienne se poser sur la France pour rétablir l’ordre, la guider, exporter les idées de la révolution, mais aussi créer le franc, la banque de France, le Code civil…

      N’en vous déplaise, sans la vision du général de Gaulle, un autre Aigle à sa manière, N’a t-il pas défendu la liberté et incarner la France pour lui redonner l’élan dont elle avait besoin en important cette idée anglaise du « welfare » de Sir Beveridge. Dois-je vous rappeler tout ce qui a été créé grâce à lui? Relisez vous même tous ce qui a été mis en oeuvre par les plans successifs présentés par le commissariat au plan depuis 1945. S’il n’y avait pas eu ce traitre de Pompidou, serviteur des Rotchild and Co avec sa Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. Et ce rapace de Giscard-d’Estaing vendu, et encore en activité pour nous vendre une Constitution appliqué dans le dos des français. Nous n’en serions pas là.

      Voilà un rapide survol d’un général à l’autre. Et rendons hommage au grands Hommes qui administrent le bien public et l’industrie pour le bien du peuple. Et en ce domaine, le grand d’entre tous, Colbert qui avait pour devise « Tout par et pour la Métropole ».

      Je vous le répète. J’aime la liberté plus que tout mais ce n’est pas pour autant que je la laisserais à des opportunistes de la finance apatride comme votre maître. J’aime la liberté d’entreprise et déteste l’esprit du fonctionnariat. Pour ma part, je pense que l’Etat Providence mérite d’être réformée en profondeur et cela n’est pas incompatible avec la mise en place d’un « basic income ».

      Mais à partir du moment où vous nier l’expérience de « basic Income » qui a été menée en Namibie dont on peut apprécier les effets bénéfiques en cliquant sur le lien suivant:
      http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/29/les-miracles-du-revenu-minimum-garanti

      Et aussi la négation de cette idée que j’expose dans mon billet « Comment rentrer 12 milliards de recettes fiscales » sur une idée simple, juste, économe et efficace.

      Tout comme vous, je pense qu’il devient difficile d’échanger sur les idées si vous vous montrez par trop dogmatique. Mais je reste à votre disposition si vous le souhaitez.

      ObïOxOïdO

      10 octobre 2011 at 11 h 28 min

      • Il ne s’agit pas d’être dogmatique mais d’osciller entre deux bornes, comme un labourage. Etre hélé pour « discuter » et m’échauffer l’esprit ne me fera pas sortir du sillon… Le pasteur forcément aux larges et généreuses idées est dans l’incapacité de voir le laboureur pourtant en train de scier la branche pastorale (retournant la sacro-sainte prairie).
        Que vous aimez la liberté d’entreprise , je n’en doute pas une seconde, ce qui génère une certaine imperméabilité ne serait-ce qu’aux expériences particulières. Et c’est pourtant ce détail, la prairie qu’on retourne, qui a fait la révolution agricole…
        Quand à celui que vous appelez mon maitre, il a eu la gentillesse de prendre longuement connaissance de mon expérience, reconnait la valeur de l’expérience individuelle. Normal me direz-vous, c’est un commerçant. Il est attentif au détail qui fera la vente, provoquera l’échange véritable.
        Quand j’ai lu sous la plume de Jacques Dartan (vieil ouvrage introuvable des années 50) que tout appartenait à l’Etat, ce jour là même l’Etat est devenu mon ennemi à vie. C’est l’homme réduit à n’être que le rouage de la tribu. De ce plan, je veux dérailler, déraillage fatalement débutant par un écrabouillage…
        Le seul point qui m’intéresse au niveau d’une économie est : est-ce que celle-ci valorise le preneur de risque ? En France c’est non. Seulement le rentier est valorisé et ce notamment depuis les années 80 (graphique que présente Charles Gave dans CGT1).
        Or, à mon avis, c’est le preneur de risque qui est le plus à même de bouleverser l’ordre établi et de démocratiser la richesse . Cette position n’est pas nouvelle pour moi . Alors que j’ai eu une note désastreuse au bac de français, en troisième je suis réveillé pour le thème cette rédaction : vaux-t-il mieux aller sur la lune ou plutôt s’occuper des pauvres ? Ma réponse optait pour les preneurs de risques, ce qui pouvaient ensuite initier des choses favorables relativement à la pauvreté. Mais si celle-ci est liée à une question d’assemblage endogène, d’équilibre entre des invariants… ce n’est là que cautère sur une jambe de bois. A moins que, sous l’effet d’échange accepté, cet équilibre commence à évoluer vers un équilibre plus riche… Ce que ma situation dans une famille pauvre va me permettre d’observer (pauvre ? Ils se disent ainsi, ne pouvant pas même payer un loyer pour s’héberger -même un parapluie c’était déjà trop cher, mais la misère se cache et on ne s’en rend pas compte tout de suite. Là je viens de me rendre compte que les petites n’ont jamais mis les pieds dans le supermarché de la ville à 20 km-. J’ai payé le terrain qu’ils avaient trouvé, minimum indispensable, mais qu’ils ne pouvaient pas s’offrir, ainsi que la maison qu’ils ont construit dessus. Je les ai vu mariner s’interrogeant comment ils allaient bien pouvoir se protéger des intempéries. Même les enfants : sur mon tablet pc, avant dans la maison de gardien qui fuyait et où ils vivaient à titre gratuit, les enfants dessinaient invariablement une maison, maison les protégeant des intempéries dessinées elles-aussi).

        Homme de la tribu ? Je vais citer haîe, haÿ… Ayn Rand :
        « La civilisation n’est rien d’autre que le développement de la vie privée. L’existence tout entière du sauvage se déroule en public, commandée par les lois de la tribu. La civilisation n’a pas d’autre but de libérer l’homme de l’homme. »

        Alors que j’associe l’Etat au pastoralisme, ce texte de Christian Michel semble me donner tord :
        « L’anthropologie moderne confirme l’analyse d’Engels. Les tribus primitives ne connaissaient rien qui ressemblât à une structure politique, encore moins à un État. Elles n’en avaient pas l’usage. Pierre Clastres, dans un ouvrage fascinant, La société contre l’État,[4] souligne que la seule distinction à opérer entre les sociétés dites « primitives » et les sociétés « modernes » n’est pas l’agriculture et la vie sédentaire, c’est l’institution de l’État. Une société moderne est celle qui est assujettie au pouvoir des hommes de l’État, les sociétés primitives ne le sont pas. »

        J’en ai conclu que l’Etat serait le poisson que sécrète le pastoralisme pour tenter de juguler l’esprit d’indépendance, la véritable existence individuelle, l’individu avec une individualité (pas sans).

        En regard du totalitarisme des « grands hommes » (faut-il ajouter d’Etat ?), le totalitaire des innovateurs (dont vous faites parti, en témoigne ce post) radicaux. Henri Laborit n’y échappe pas. : « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon… »

        Fatalement nous sommes des produits étatiques, en accord ou rebelle, mais toujours relativement à cet Etat totalitaire -particulièrement en France, pays par conséquent des innovateurs incompris (Ouf, votre innovation taxatrice ne passera donc pas)- , à cette société non pas globale mais englobante.
        De là pour moi la nécessité d’opérer un glissement qui se veut savalteur, glissement vers l’échange concret. C’est mon pari de nouvelle vie en contradiction totale avec ce que je suis, plus exactement avec ce qu’on m’a conditionné à être, fils de l’Etat que je suis (mais m’en étant symboliquement affranchi en me faisant concrètement condamner à sa place). Je vais donc contre De Gaulle et son mépris, parlant des anglais, pour « cette nation de boutiquier ».

        Note : avoir deux parents permet de s’émanciper… Avoir et des parents et l’Etat prolonge cette émancipation… Mais quand à vouloir me tenir captif pour toujours ainsi que l’espère l’Etat français, non merci. Rayez de la carte mondiale l’Etat français, ce désert matrice de tous les totalitarismes, est mon souhait. Je n’en fais pas une maladie.

      • ps : ma lutte contre les niveleurs de tout poil, n’est pas nouvelle. Alors élève-ingénieur (en France, en agriculture, ce ne sont que des propagandistes étatiques), pour les six mois de stage en ferme, l’école m’a attribué la plus grosse ferme (280 ha, 40 000 pondeuses, vente directe en supermarché). Durant le mois d’août en 1976, j’ai du pour faire face aux tâches à accomplir tourner à un rythme de 86 heures de travail hebdomadaire solitaire. J’ai au final touché 1 smic soit 3000 francs (le smic de l’époque correspondait à alors seulement 42 heures/semaine).
        Retour à l’Ecole. Et bien comme Hollande pour Ségo tout deux alors élèves-énarques, on a voulu me prendre ce que j’avais gagné et le mettre dans une caisse commune. Certains avaient certes gagné que 500 francs, mais après s’être occupé des vaches le matin, ils passaient l’après-midi à la pêche… Décision à une très large majorité mais n’ayant pu être appliqué parce qu’il aurait fallu me prendre de force ce que j’avais laborieusement gagné. Et quand maintenant je sais qu’on m’attend à l’arrivée, je me retiens bien de faire quelque chose… Vous pouvez taxer…
        Alors qu’on avait placé un performant sur une grosse ferme, mon père -lui aussi maître de stage- avec ses 30 ha (et un chiffre d’affaire qui était égal au bénéfice de la grosse ferme) avait comme stagiaire un fils de fonctionnaire Edf ne sachant pas même conduire une brouette. Pensez donc qu’il était en colère lorsqu’il m’a vu revenir tout amaigri de mon stage d’été… tandis qu’il devait lui se farcir un incompétent…. Il a quand même réussit à faire rayer ma ferme de stage de la liste de l’Ecole.

      • Accessoirement : J’ai découvers que les pauvres, soumis, ont peur de bouger ne serait-ce que le petit doigt pour faire quoique ce soit. Ils ont peur que le ciel leur tombe sur la tête. Ainsi pour moi avec la Terreur qui a pris mes enfants… Comme j’ai osé porter plainte… J’ai donc cette expérience qui me met à leur niveau.

      • Au final, je peux vous comprendre ainsi :
        Le désir totalitaire de l’innovateur
        Lui, l’individu qui a la prétention de faire peau neuve dans un domaine donné, fait face à ce qui s’oppose diamétralement, le collectivisme. Et il me semble que c’est pour survivre à cet étouffement collectivisme qu’il s’est mis en tête d’innover, et paradoxalement au final d’exprimer un désir collectiviste, totalitaire : vouloir que son invention soit prise en charge par l’Etat, soit disponible pour tous. Laborit n’échappe pas à cette règle.

  6. Désolé, le schéma n’est pas passé, les flèches et tirets ont été évacués

    Une direction va dans le sens de :
    Echanges concrets
    Apaisement

    Le choix de l’autre direction va dans le sens de :
    Pseudo-Echange (idées)
    Lutte des classes, expression du pouvoir
    Sucs digestifs « libres » et donc destructeur endogène

  7. @Mon oncle d’Amérique,
    Assurément, Henri Laborit n’est pas enseigné dans les universités parce qu’il remet en cause tout le système. Une de mes citations favorites de ce neurobiologiste « Le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect. » Tout un programme.
    Si votre naissance, evironnement culturel et familial, plus toutes vos expériences… soit votre cadre de référence détermine votre pensée actuelle. Elle m’apparaît excessive surtout quand vous idéalisez les sociétés primitives

    Et pourquoi pas retourner à l’âge d’or des « bonobos ».
    Voir l’organisation sociale sur wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonobo

    En imaginant, 7 milliards de bonobos à la place des êtres humains nous ne connaitrions pas tous ces conflits pour des problèmes de propriétés, d’argent et autres affaires humaines de cupidité qui concentrent des richesses gigantesques afin que ces maîtres absolus de l’argent gouvernent selon leur bon plaisir.
    Beaucoup de problèmes trouveraient ainsi leurs solutions.
    Seulement, les hommes sont tout autre et au moment des première sociétés primitives qui n’étaient en fait que des micro-communautés tribales sans conventions aucunes dont on peut imaginer aisément la vie au sein du groupe entre dominants et dominés et le raffinement de ces dites sociétés devaient utiliser dans les rites amoureux. Flirt, parade, sorties au cinéma, au restaurant… Non, le primitif violaient, tuaient survivaient avec une espérance de vie d’une vingtaine d’années dans un monde insécure, violent, dangereux, inconnu… sujets aux maladies… J’extrapole mais cela vaut bien l’analyse n’importe celle d’anthropologue décrivant le monde merveilleux des premières sociétés débarrassées des problèmes de fiscalité et d’Etat.

    Un peu de sérieux, si les hommes se sont organisés en Cité-Etat c’est bien parce qu’ils ne voulaient plus cette vie de nomade, cueilleur, chasseur… et qu’ils ont préféré une évolution et les contraintes que cela implique pour développer l’élevage, l’agriculture, le commerce, la sécurité… en s’appuyant sur le culte et l’administration de la Cité.

    On n’en est plus aux stades des sociétés primitives et nous ne serons jamais des bonobos…
    Alors un pseudo-retour à un droit naturel qui voudrait que les choses s’organisent d’elles mêmes et que chacun trouvent sa place dans la société est franchement une notion archaïque. Les Hommes préfèrent le droit conventionnel parce qu’ils sont motivés par le soucis de justice qui n’est en fait que l’équivalent de l’idéal d’égalité, le soucis de l’amour pour la fraternité et le soucis de transcendance en liberté.
    La critique anarcho-capitalistee de l’Etat que vous formulez est tout aussi excessive que la pensée marxiste dont on peut évaluer les millions de morts sacrifiés en son nom. Votre pensée ne constitue pas pour autant un choix par défaut.
    Et j’aimerais vous faire remarquer ceci dans les rapports dominants/dominés. Ici ce qui vivent dans les pays communistes veulent plus de libéralisme, et l’on peut aussi voir que dans pays dits libéraux, les gens réclament plus de socialisme. Dans les dictatures, les gens réclament plus de démocraties et dans les pays démocratiques plus d’autorité. Dans les pays religieux, plus de liberté du culte et dans les pays à tendances athées plus de spiritualité. Dans les pays développés de la décroissance et moins de consommation et dans les pays en voie de développement plus biens et de services. Et ainsi de suite, je crois qu’il est possible de continuer cette liste qui repose sur des antagonismes, des luttes, des résistances.
    Quand je propose cette idée novatrice de taxer 1% sur les mouvement scripturaux au niveau national, ce n’est pas dans l’idée de créer une taxe pour créer une nouvelle taxe, c’est simplement dans l’esprit de simplifier une fiscalité qui m’apparaît aussi compliqué que le mille feuilles administratifs.

    Après être contre comme vous le faites… c’est… bizarre!!!
    Pour en revenir à l’éloge de la fuite, je vous rappelle qu’il s’agit pour éviter tous les formes de conflits que l’on rencontre dans la vie quotidienne à tous les étages, de fuir dans l’imaginaire, dans ce vaste territoire de la création où il est possible d’inventer, de se libérer des contraintes matérielles et pourquoi pas devenir artiste… Fuir c’est aussi accepter l’autre par la tolérance, l’empathie… se sortir de ses idées reçues pour comprendre le contraire, le contadicteur…
    Au bout d’un moment l’Etat que vous détestez vous empêche t-il d’être heureux, n’est-ce pas cela le but ne serait-ce que pour montrer l’exemple.
    J’imagine que vous n’êtes pas très loin du dîner. Aussi, je vous souhaite une bonne soirée.

    ObïOxOïdO

    11 octobre 2011 at 9 h 58 min

    • « Elle m’apparaît excessive surtout quand vous idéalisez les sociétés primitives. » ???
      Je crois crois bien que la première tâche qui s’impose à vous est d’apprendre à bien lire. C’est là toute la valeur du ralentissement. Ce que j’ai perçu comme nécessité d’entrée à votre égard.

      Je comprend mieux l’importance du miroir (hormis une éventuel référence à Marx comme quoi pour interpréter la réalité sociale, il fallait sortir de la perception immédiate et la voir à travers un système) pour vous. C’est lié à l’image de l’aigle qui fait écho à l’aigle, le nom de la femelle de l’aigle étant l’aigle. Vous appartenez à ce monde, celui de la Haute-cour, celle qui s’arroge le droit de régenter, niveler, l’humanité.

      On est loin, bien loin de la véritable différence acceptée dans la basse-cour, illustrée ne serait que par cette différence de terminologie de nommage de la poule et du coq. A ce niveau, la volonté de nivellement s’estompe.

      « Après être contre comme vous le faites… c’est… bizarre!!! » Je suis contre, parce que je me place à l’autre bout, n’apprécierait pas d’être taxé encore un fois, qui plus est de façon indolore.

      Je ne suis pas un libéral dans le sens « libéré de tout » dans la mesure où je reconnais la valeur des entraves, la valeur de ce qui fait résistance -de préférence pas résistance inventée par d’autres pour entraver-.

  8. @Josick apprendre à bien lire? Qui? Quoi? pour comprendre ce qu’est une société primitive mais regardez vos contemporains. Regardez ce qui se passe quand la crise et les conflits se règlent dans la violence, génocide, charnier, répression… Allez, vous vous intéressez à la neurobiologie vous dites l’importance de comprendre comment fonctionne le cerveau. Vous vous doutez bien que nous sommes pas égaux devant la naissance et que certains sont plus égaux que d’autres. Est-ce du au QI? aux talents? à la fortune familale?Vous savez pertinemment que plus on évolue dans les sphères et plus on rencontre des gens instruits, éduqués, tolérants… maintenant que faire des gens qui passent leurs existences sans lire pour des raisons de fainéantises ou parce qu’ils sont trop occupés dans leur travail ou distrait par des passions éphémères ou simplement parce qu’ils n’ont pas les capacités à conceptualiser. Heureusement que des gens s’adonnent à cette démarche intellectuelle. Et il vrai qu’un texte porte toujours à interprétation. Regardez les religions dont le culte du livre les entredéchirent depuis des siècles. Ont-elles besoin d’apprendre ou de réapprendre à lire?

    Un peu psychédélisme ou de pillules comme les affectionnent Henri Laborit ne ferait peut-être pas de mal pour faire avancer tout ce bordel exitentiel? Enfin c’est un point de vue.

    Au fait quel est le votre sur le rôle de l’Etat si tant est que vous lui en attribuiez un?

    ObïOxOïdO

    11 octobre 2011 at 12 h 54 min

  9. bonsoir, je suis en retard, j’aimerais beaucoup discuter avec vous. Je suis en train de mettre en place une version fonctionnelle de ce système amélioré.

    Anonyme

    29 novembre 2014 at 23 h 14 min

    • Vous parlez comme le lapin blanc…

      Qui êtes-vous?

      Voda

      29 novembre 2014 at 23 h 20 min

      • Mais en quoi puis-je vous aider?

        Voda

        29 novembre 2014 at 23 h 29 min

      • Je suis en retard, toujours en retard :))
        j’ai suivi la piste de Mr.mondialisation
        vous avez mon mail pouvons nous discuter en privé?
        vous pouvez m’aider en un milliard de chose, environ.

        Anonyme

        29 novembre 2014 at 23 h 35 min


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