De la Bioxoïde

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Syndrome de l’Île de Pâques

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Nous sommes devenus par le plus grand des hasard ce qui a été énoncé dans la genèse. Ainsi, nous nous sommes multipliés. Nous avons rempli la terre, assujetti et dominé les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, et tout animal qui se meut sur la Terre. Voici que toute la terre portant de la semence est quasiment exploitée et les ressources des océans ne suffisent plus à notre nourriture.

Au sommet de la chaîne alimentaire, nous répertorions la biodiversité, connaissons les espèces menacées et enfermons tous les animaux dans des zoos. A présent, les oiseaux du ciel nous déplacent à la vitesse du son en brûlant des énergies fossiles dont on connaît l’utilité pour générer des marées noires et déclencher des guerres contre tous les pays détenteurs de ces ressources. Grâce à cette quête du pétrole, nous menaçons tout ce qui reste de vie animale et végétale sur la terre, ayant un souffle de vie. Notre dépendance à l’énergie est tel que nous donnons toute l’herbe verte restante pour nourrir des machines, c’est ainsi. Nous voyons ce que nous faisons et nous savons que c’est mal. Si nous venons du néant, nous faisons honneur à notre origine pour y retourner avec des moyens d’autodestruction à la puissance 7 milliards de nomes se gavant de pétrole, bitume, plastic, détergents, pesticides…

Nous n’épargnons rien à la nature. Notre oeuvre est à l’image du syndrome de l’Île de Pâques. L’aspect de l’île frappe par l’absence de forêt. A cette étrangeté s’ajoute une énigme à propos d’un millier de statues d’une hauteur variable de 1 à 20 mètres. Plus d’un esprit a planché pour comprendre ce mystère.  La thèse la plus probable dit qu’il existait deux tribus rivales imprégnées de croyances inutiles qui érigeaient des mégalithes pour honorer leurs divinités. Les indigènes déplaçaient ces pierres à l’aide de rondins et de troncs d’arbres. L’émulation entre ces tribus eut une incidence sur la taille des pierres. Ils ont ainsi dégradé de façon importante l’écosystème à tel point que le défaut de ressources aurait engendré une pénurie de bois et de cordes, sous alimentation, famine, conflits internes, il s’en suivi une longue période de sécheresse contribuant à épuiser l’environnement. Les habitants auraient érigé de plus en plus de statues pour réclamer l’aide des dieux afin que la pluie revienne, en vain, alors ils se sont révoltés contre les dieux et plongés l’île dans le chaos.

Sommes-nous atteint de ce syndrome de l’île de Pâques?

L’humanité, au milieu de nulle part dans l’infini d’un système planétaire que des scientifiques commencent à peine à cerner les limites (Big Bang 13,7 milliards d’années, apparition de molécules organiques 3,5 à 3,8 milliards d’années, australopithèques 5 millions d’années, sédentarisation 12 mille ans, écriture 5 500 ans…) et les plus éminents d’entre eux nous dépêtrent de notre mysticisme. Paradoxalement plus la science évolue plus notre ignorance grandie et elle ne nous délivre pas des mystères de la création du cosmos.

En 1977, deux sondes spatiales (voyager 1 et 2) sont lancées. Elles ont survolé les planètes Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune… A présent aux limites de la sphère d’influence du Soleil, elles pénètrent dans le vide intersidéral.

Comment ne pas comprendre la solitude de notre trajectoire humaine face à cet océan d’infini?

Cela nous confronte à un dilemme, continuer l’aventure humaine dans l’espace ou se résigner sur la terre?

Depuis les argonautes, les hommes ont repoussé leur angoisses par amour pour l’héroïsme forcené et la quête d’abondance. La conquête spatiale est annoncée. L’Homme a marché sur la lune. L’humanité n’a pas d’autres choix que d’obtempérer pour assumer l’énergie nécessaire au financement de l’économie, du développement des connaissances en matière de technologies et d’autres recherches fondamentales.

Qu’allons nous faire dans l’espace orbitale de notre planète qui est déjà une grosse poubelle, la nettoyer? non!

Envoyer des touristes en apesanteur dans des hôtels pour assumer des désirs nuptiaux. L’idée risque de séduire et même de révolutionner notre regard sur le monde. Mais le grand projet est d’aller sur Mars pour vérifier s’il existe des traces d’eau et éventuellement des bactéries. La science n’arrête pas le progrès!

En attendant, la démographie est galopante et notre syndrome de l’île de Pâques ne semble affecter qu’une minorité de donneurs d’alertes. En matière d’éducation, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés à causes de conflits armés, des millions de femmes n’accèdent pas à une égalité face à l’éducation, à la formation, aux sciences, aux technologies, un travail décent… Des millions de jeunes filles ne peuvent pas aller au niveau de l’éducation secondaire. Une majorité d’hommes et de femmes en Asie du sud ne bénéficient pas pleinement de leurs droits humains. Tout cela dans un contexte de changement climatique, des millions de malades du VIH, et surtout un milliard de gens dans l’extrême pauvreté et la malnutrition.

Conquête ou compassion, le dilemme est patent. Il semblerait que les gouvernants ne soient pas en phase avec la réalité. Ce monde technologique et d’une rationalité implacable a besoin de montrer qu’il aime l’humain. Eduquer, former, instruire… la science doit faire preuve d’humanisme à l’égard du vivant et nous affranchir des croyances inutiles car les manifestations du Ciel ne viendront pas sauver notre planète. Qu’allons nous faire? Continuer  »Fukushima », les programmes de la NASA, l’armement… déforestation, industrialisation, extinction, destruction… Faut-il se résigner, s’indigner, se révolter? Que faire?

Toutes les conquêtes de la science dans l’espace ne remplaceront pas le seul bien qui nous est cher à tous,

« la vie sur terre ».

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Written by Voda

20 juin 2011 at 7 h 21 min