De la Bioxoïde

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Assemblée nationale: une fumisterie?

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L’assemblée nationale compte 577 membres appelés « députés ».

La fonction du député est de représenter la Nation tout entière.

Mais de quelle représentation s’agit-il?

Selon la liste alphabétique des députés figurant sur le site de l’Assemblée nationale, on compte exactement 559 députés sur 577. Les 18 manquants de cette liste ont clos leurs mandats en cours de législature pour cause de nomination à des fonctions gouvernementales. Aussi les statistiques qui suivent sont formées sur la base de 559 députés.

1° Répartition des députés par sexe
Hommes 451 sur 559 soit 80,67%
Femmes 108 sur 559 soit 19,32%

L’inégalité entre les hommes et les femmes dans l’hémicycle est accablante, une femme députée pour quatre hommes députés. Sur ce critère, on attendrait au minimum un rapport d’une femme pour un homme à l’image de la démographie française.

2° Répartition des députés par âge
De 30 à 40 ans 10 soit 1,78%
De 40 à 50 ans 65 soit 11,62%
De 50 à 60 ans 182 soit 32,55%
De 60 à 70 ans 251 soit 44,90%
De 70 à 80 ans 50 soit 8,94%
De 80 à 90 ans 1 soit 0,17%

En effet, sur l’âge les plus de 60 ans représentent dans la démographie française tous sexes confondus est de 23,7% alors que la représentation parlementaire impose 54,1% de députés deplus de 60 ans, mieux encore si l’on compare les députés de 50 ans et plus avec la pyramide des âges. Dans l’hémicycle, on obtient 86,56% de 50 ans et plus contre 36,8% dans la vrai vie.

Encore une fois selon la répartition des députés par âge: de 30 à 40 ans 1,78% de 40 à 50 ans 11,62%. On voit tout de suite que la jeunesse entre 18 (ans âge du droit de vote) et trente ans n’est représentée par aucun député alors qu’il existe en France 9,39 millions soit 14,8% de citoyens qui n’ont pas de parlementaires issu de la tranch d’âge 18 à 30 ans. Ce n’est pas les 1,78% de députés de 30 à 40 ans dans l’assemblée qui vont ajuster la représentativité ni même 11,62% de députés de 40 à 50 ans qui inverseront cette tendance vieillissante du pouvoir politique.

Pour en finir avec cette injustice évidente du déséquilibre de la représentation en fonction de l’âge des députés et celui de la démographie française:

- dans l’Assemblée nationale la tranche d’âge des 18 à 50 ans on compte 75 députés sur 559 soit 13,41%

- dans la pyramide des âges la tranche d’âge des 18 et 50 ans on compte 26,23 millions d’électeurs sur un corps électoral total de 49,55 millions soit 52,93%.

Quoi de plus normal que d’espérer une volonté politique plus représentative de la société française rien que sur la base égalitaire homme/femme et sur un rapport député/démographie plus fidèle à la réalité de la pyramide des âges.

http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/bilan-demo/pyramide/pyramide.htm?champ=fm&lang=fr&annee=2012

3° Répartition des députés par famille socioprofessionnelle
Agriculteurs 17 soit 3,04%
Cadres et ingénieurs 104 soit 18,60%
Chefs d’entreprises 41 soit 7,33%
Divers 80 soit 14,31%
Employés 22 soit 3,93%
Enseignants 78 soit 13,95%
Fonctionnaires 96 soit 17,17%
Journalistes 7 soit 1,25%
Professions libérales 114 20,39%

Non content de cette discrimination sur le sexe et l’âge, il convient d’ajouter le défaut de représentation de la société au niveau parlementaire sur le critère des familles socioprofessionnelles. Et pour aller à l’essentiel, celui de la représentation des ouvriers et des employés (50% de la population dans l’emploi) auxquels il faut rajouter tous les demandeurs d’emplois. La représentation de quelques députés appartenant à la classe des professions intermédiaires peut être qualifiée de risible. Tout le reste des députations étant l’apanage des élites, des notables, des cadres, des chefs, des supérieurs… appelons les comme on veut.

A noter, une petite subtilité dans les familles socioprofessionnelles de l’Assemblée natinale 78 députés "Enseignants" et 96 députés "Fonctionnaires" comme si les enseignants n’appartenaient pas à la fonction. Sur 559 députés pas moins de 174 députés fonctionnaires soit 31,12% des fauteuils pour une bonne part et pour l’autre en associant 114 députés "Professions libérales" plus 41 députés "Chefs d’entreprises" plus 104 "Cadres et ingénieurs" soit au total 46,33%. Cela laisse 22,55% de fauteuils pour un profil de député ressemblant à un homme de plus de 65 ans à la retraite et toujours en mandature puisque tous le reste est absent.

Ce portrait de l’Assemblée nationale est une véritable caricature pourtant réelle et sur la base de ces trois critères de répartitions des députés, par sexe, par âge et par famille socioprofessionnelle.  Les pourcentages nous imposent un certains nombre d’injustices auxquelles il faut ajouter le cumul des mandats pour que l’illusion démocratique soit à son comble

Sur 559 députés, 462 cumulent avec un mandat communal ou départemental ou régional.

Sur 559 députés, 51 cumulent avec deux autres fonctions communal et/ou départemental et/ou régional.

Le pompom revient à trois députés qui cumulent toutes les fonctions, communal, départemental, régional et national:

M. Jean LASSALLE, M. Jean AUCLAIR et M. Jean-Luc WARSMANN.

Cerise sur le gâteau, le cumul dans le temps de la fonction de député: pas moins de 202 députés sur 559 ont déjà effectué au minimum l’équivalent de deux mandatures soit dix ans de cantines parlementaires auquels on ajoute les cinq dernières années du mandat en court depuis 2007.

Le pompom à M. Didier JULLIARD 40 années de présence à l’Assemblée plus le mandat en cours.

Au vu de toutes ces inégalités, on peut aisément comprendre la crise politique française, le désintérêt, le désaveu, le discrédit… que tout un chacun n’appartenant pas à la classe des élus pourra formuler avec plus ou moins de véhémence.

Avant d’espérer un quelconque espoir de changement, un constat s’impose. Discrimination envers le sexe faible, conflit de générations, déni des classes moyennes, cumuls des mandats dans le temps et les fonctions…

L’Assemblée nationale est une fumisterie.

Source: http://www.assemblee-nationale.fr/qui/

Written by Obi

2 avril 2012 at 13 h 30 min

Comment rentrer 12 milliards de recettes fiscales

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Voici une idée qui permet de rapporter approximativement 12 milliards de recettes fiscales sur un principe juste, économique, efficace, taux d’imposition minime, assiette très large, le coût de la mise en oeuvre quasi-nul… :

Selon le rapport 2010 publié par l’Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement, le total général des transactions émises par des cartes de paiement de type "interbancaire" en France est de 432,55 milliards d’euros.

Selon l’enquête sur les comportements de paiement des Français publié en décembre 2005 conduite par le Groupement des Cartes Bancaires, la carte bancaire s’impose en tête, avec 36% du montant total des dépenses, devant le chèque (33 %) et les espèces (24 %).

Sur ces deux éléments, il est donc possible d’évaluer le volume d’affaires correspondant aux dépenses des ménages français à 1201,527 milliards d’euros. En opérant une ponction fiscale de 0.5% au crédit et 0.5% au débit de tous les comptes bancaires des ménages français, cela générerait 12 milliards de recettes dans le cadre d’une fiscalité moderne et moins paperassière.

Exemple: mon salaire au SMIC net de 1070.76 euros, viré sur mon compte, une taxe de 0,5% pour un montant de 5,36 euros.

Exemple: je retire 100 euros de mon compte, cela me revient à 100 euros plus 50 centimes de taxe.

Exemple: j’achète un bien ou un service pour un montant 30 euros, une taxe infime de 15 centimes.

Aujourd’hui, en France, 95% des mouvements monétaires font l’objet de règlements scripturaux (virements, chèques, cartes de crédit, bientôt porte-monnaie électronique). Les billets et pièces ne sont plus utilisés que pour des petits achats et les gros règlements frauduleux. Nos organismes financiers agréés (banques, CCP, Assurances etc.) sont tous équipés de moyens informatisés particulièrement précis et rapides. Les prélèvements peuvent être transférés, directement au Trésor Public ou la Banque de France avec un coût à définir (prélèvement à la source sans complications paperassières).

En réponse à une objection de base: oui, mais cela revient à augmenter la TVA de 1%, je réponds NON!!!

La TVA ne se pratique sur les achats de biens et de services. Mais pas sur le marché de l’occasion, énorme… sur votre loyer. Les virements interbancaires échappent à une taxe électronique… les prestations sociales…. les Traders…. les ventes domaniales et aux enchères…

A part des mouvements alternatifs de citoyens pratiquants des modes de trocs comme le SEL ou autres échanges solidaires, des adeptes du black, du marché parallèle de type mafieux… plus personnes n’échapperraient à cette taxe.

De plus, ce serait un premier vers la Taxe TOBIN sur la transaction des mouvements de capitaux internationaux.

Il y a de quoi faire si l’on veut instaurer une fiscalité moderne moins paperassière, un taux ridicule sur 1 % pouvant alimenter différentes caisses en temps réel, 0.33% par ci 0.06% par là, 0.12% pour je ne sais quoi ou alors diminuer ou supprimer certains impôts. Cette idée pouvant prendre des variantes que l’on soit de gauche ou de droite.

Written by Obi

9 septembre 2011 at 9 h 43 min

Syndrome de l’Île de Pâques

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Nous sommes devenus par le plus grand des hasard ce qui a été énoncé dans la genèse. Ainsi, nous nous sommes multipliés. Nous avons rempli la terre, assujetti et dominé les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, et tout animal qui se meut sur la Terre. Voici que toute la terre portant de la semence est quasiment exploitée et les ressources des océans ne suffisent plus à notre nourriture.

Au sommet de la chaîne alimentaire, nous répertorions la biodiversité, connaissons les espèces menacées et enfermons tous les animaux dans des zoos. A présent, les oiseaux du ciel nous déplacent à la vitesse du son en brûlant des énergies fossiles dont on connaît l’utilité pour générer des marées noires et déclencher des guerres contre tous les pays détenteurs de ces ressources. Grâce à cette quête du pétrole, nous menaçons tout ce qui reste de vie animale et végétale sur la terre, ayant un souffle de vie. Notre dépendance à l’énergie est tel que nous donnons toute l’herbe verte restante pour nourrir des machines, c’est ainsi. Nous voyons ce que nous faisons et nous savons que c’est mal. Si nous venons du néant, nous faisons honneur à notre origine pour y retourner avec des moyens d’autodestruction à la puissance 7 milliards de nomes se gavant de pétrole, bitume, plastic, détergents, pesticides…

Nous n’épargnons rien à la nature. Notre oeuvre est à l’image du syndrome de l’Île de Pâques. L’aspect de l’île frappe par l’absence de forêt. A cette étrangeté s’ajoute une énigme à propos d’un millier de statues d’une hauteur variable de 1 à 20 mètres. Plus d’un esprit a planché pour comprendre ce mystère.  La thèse la plus probable dit qu’il existait deux tribus rivales imprégnées de croyances inutiles qui érigeaient des mégalithes pour honorer leurs divinités. Les indigènes déplaçaient ces pierres à l’aide de rondins et de troncs d’arbres. L’émulation entre ces tribus eut une incidence sur la taille des pierres. Ils ont ainsi dégradé de façon importante l’écosystème à tel point que le défaut de ressources aurait engendré une pénurie de bois et de cordes, sous alimentation, famine, conflits internes, il s’en suivi une longue période de sécheresse contribuant à épuiser l’environnement. Les habitants auraient érigé de plus en plus de statues pour réclamer l’aide des dieux afin que la pluie revienne, en vain, alors ils se sont révoltés contre les dieux et plongés l’île dans le chaos.

Sommes-nous atteint de ce syndrome de l’île de Pâques?

L’humanité, au milieu de nulle part dans l’infini d’un système planétaire que des scientifiques commencent à peine à cerner les limites (Big Bang 13,7 milliards d’années, apparition de molécules organiques 3,5 à 3,8 milliards d’années, australopithèques 5 millions d’années, sédentarisation 12 mille ans, écriture 5 500 ans…) et les plus éminents d’entre eux nous dépêtrent de notre mysticisme. Paradoxalement plus la science évolue plus notre ignorance grandie et elle ne nous délivre pas des mystères de la création du cosmos.

En 1977, deux sondes spatiales (voyager 1 et 2) sont lancées. Elles ont survolé les planètes Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune… A présent aux limites de la sphère d’influence du Soleil, elles pénètrent dans le vide intersidéral.

Comment ne pas comprendre la solitude de notre trajectoire humaine face à cet océan d’infini?

Cela nous confronte à un dilemme, continuer l’aventure humaine dans l’espace ou se résigner sur la terre?

Depuis les argonautes, les hommes ont repoussé leur angoisses par amour pour l’héroïsme forcené et la quête d’abondance. La conquête spatiale est annoncée. L’Homme a marché sur la lune. L’humanité n’a pas d’autres choix que d’obtempérer pour assumer l’énergie nécessaire au financement de l’économie, du développement des connaissances en matière de technologies et d’autres recherches fondamentales.

Qu’allons nous faire dans l’espace orbitale de notre planète qui est déjà une grosse poubelle, la nettoyer? non!

Envoyer des touristes en apesanteur dans des hôtels pour assumer des désirs nuptiaux. L’idée risque de séduire et même de révolutionner notre regard sur le monde. Mais le grand projet est d’aller sur Mars pour vérifier s’il existe des traces d’eau et éventuellement des bactéries. La science n’arrête pas le progrès!

En attendant, la démographie est galopante et notre syndrome de l’île de Pâques ne semble affecter qu’une minorité de donneurs d’alertes. En matière d’éducation, des millions d’enfants ne sont pas scolarisés à causes de conflits armés, des millions de femmes n’accèdent pas à une égalité face à l’éducation, à la formation, aux sciences, aux technologies, un travail décent… Des millions de jeunes filles ne peuvent pas aller au niveau de l’éducation secondaire. Une majorité d’hommes et de femmes en Asie du sud ne bénéficient pas pleinement de leurs droits humains. Tout cela dans un contexte de changement climatique, des millions de malades du VIH, et surtout un milliard de gens dans l’extrême pauvreté et la malnutrition.

Conquête ou compassion, le dilemme est patent. Il semblerait que les gouvernants ne soient pas en phase avec la réalité. Ce monde technologique et d’une rationalité implacable a besoin de montrer qu’il aime l’humain. Eduquer, former, instruire… la science doit faire preuve d’humanisme à l’égard du vivant et nous affranchir des croyances inutiles car les manifestations du Ciel ne viendront pas sauver notre planète. Qu’allons nous faire? Continuer "Fukushima", les programmes de la NASA, l’armement… déforestation, industrialisation, extinction, destruction… Faut-il se résigner, s’indigner, se révolter? Que faire?

Toutes les conquêtes de la science dans l’espace ne remplaceront pas le seul bien qui nous est cher à tous,

"la vie sur terre".

Written by Obi

20 juin 2011 at 7 h 21 min

Qui dirige l’économie?

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L’économie est l’activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation de biens et de services. D’après le classement mondial des cent plus grandes entreprises en 2005 par chiffre d’affaires, six secteurs d’activités dominent:

1° PETROLE pour 2181 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

2° AUTOMOBILE pour 1325 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

3° BANQUE pour 1269 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

4° ASSURANCE pour 1127 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

Le commerce de détail et la technologie viennent ensuite et bien avant tous les autres grands secteurs d’activités par ordre alphabétique que sont: l’acier, l’aéronautique, l’agroalimentaire, les biens de consommation, le bricolage, la chimie, l’énergie, l’informatique, la pharmacie, les prestations de service, les services financiers, le tabac et les télécommunications.

Les quatre premiers secteurs d’activités (pétrole, automobile, banque, assurance) forment un bloc très cohérent. Le pétrole se doit de nourrir les automobiles financées par le crédit bancaire et soumises à une obligation d’assurance.

Si l’économie industrielle est dominée par quatre grands secteurs d’activités cela nécessite une gestion par des sociétés et d’après le classement mondial des cent plus grandes entreprises en 2005 par chiffre d’affaire:  

- pour le pétrole, les trois premières sociétés sont:

1° EXXON MOBILE (Etats-Unis) pour 340 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

2° ROYAL DUTCH/SHELL (Pays-Bas) pour 307 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

3° BP (Royaume-Uni) pour 268 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

- pour l’automobile, les trois premières sociétés sont:

1° GENERAL MOTORS (Etats-Unis) pour 193 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

2° DAIMLER AG (Allemagne) pour 186 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

3° TOYOTA MOTORS (Japon) 185 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

- pour la banque, les trois premières sociétés sont:

1° CITIGROUP (Etats-Unis) pour 131 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

2° CREDIT AGRICOLE (France) pour 111 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

3° HSBC HOLDING (Royaume-Uni) pour 93 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

 - pour l’assurance, les trois premières sociétés sont:

1° AXA (France) pour 130 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

2° ALLIANZ (Allemagne) pour 121 milliards de dollars de chiffre d’affaire,

3° FORTIS (Belgique) pour 112 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

Vu le pilier de l’économie industrielle contemporain qu’est le pétrole et ses trois satellites que sont l’automobile, la banque et l’assurance, l’on voit qui dirige l’économie, soit: Les Etats-Unis, puis l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et ensuite Les Pays-Bas, la Belgique et le Japon. Toutes ces nations forment un conglomérat dont l’influence mondiale est incontestable en matière économique mais aussi dans la plupart des domaines militaire, géopolitique, diplomatique, culturel et médiatique que l’on appelle l’empire militaro-industriel.

Le Nouvel Ordre Mondial est donc un concept géopolitique dont on peut voir les contours ainsi le contrôle de l’économie est dans les mains d’un monde dit « occidental » ou « atlantiste ». Il est donc difficile de croire à une conspiration d’une élite financière et il est plus raisonnable de songer à un désir de pouvoir de « professionnal lobbies » (acteurs économiques : groupes industriels ou financiers, entreprises multinationales ou organisées en filières, organisations professionnelles, syndicats, fédérations…) qui utilisent tous les moyens pour se maintenir au pouvoir et pourquoi pas conquérir de nouveaux espaces.

La seule possibilité de lutter contre ce NOM est de créer des « citizens lobbies » ou « non profits groups » (les organisations non gouvernementales et les associations quand celles-ci s’organisent pour démarcher régulièrement les élus) et non pas de s’enfermer dans une paranoïa collective anti-judéo-maçonnique qui ne règlera aucuns problèmes car ceux qui font la promotion de ces théories conspirationnistes ne souhaitent pas gérer la complexité du monde mais souhaitent le chaos.

Cet article n’a qu’un seul but celui de comprendre qui sont les puissants qui dirigent l’économie et pourquoi pas constituer une base de réflexion quant aux solutions à proposer pour contribuer au bien-être et non pas le contraire.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_mondial_des_plus_grandes_entreprises_en_2005

Written by Obi

17 juin 2011 at 12 h 29 min

Lettre ouverte à Charles Gave le libéral

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Monsieur,

Suite à votre article Le libéralisme est-il soluble dans l’alcool ? by faillitedeletat

Pour vous démontrer que le libéralisme n’est pas ce que l’on fait de mieux en matière économique, j’ai pris les 27 pays membres de l’Union Européenne à partir des données d’un tableau (Source Wikipédia: UNION EUROPENNE  http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne) présentant des indices incontournables pour comparer ce qui est comparable. Alors j’ai dressé un top 6 critères par critères, voilà ce qu’il en ressort.

Tableau Top 6 économie des pays membre de l’Union Européenne par critères

Classement  PIB/habitant en (base 2008)  Croissance 2010 en (%)  Chômage 2008 en (%) Inflation 2008 en (%) Equilibrebudgétaire 2007 en (%PIB)  Dette publique en (% de PIB)
 1°  Luxembourg  Suède  Pays-Bas  Pays-Bas  Finlande  Estonie
 2°  Irlande  Slovaquie  Danemark  Portugal  Danemark  Luxembourg
 3°  Pays-Bas  Pologne  Chypre  Allemagne  Suède  Lettonie
 4°  Autriche  Allemagne  Autriche  Irlande  Chypre  Roumanie
 5°  Suède  Luxembourg  Tchéquie  Autriche  Luxembourg  Lituanie
 6°  Danemark  Finlande  Luxembourg  France  Estonie  Bulgarie

Puis pour affiner les performances des meilleurs, j’ai procédé par un classement comme suit:

Classement par point (1 point pour la position 1°; 2 points pour la position 2°;…10 points quand cité au moins une fois si ne figurant pas dans un critère). Exemple pour le Luxembourg:
1 point pour PIB/habitant (base 2008)
5 points pour Croissance 2010 (%)
6 points pour Chômage 2008 (%)
10 points pour Inflation 2008 (%)
5 points pour Equilibre budgétaire 2007(%PIB)
2 points pour Dette publique (% de PIB)
Total Luxembourg 29 points

Ce qui permet de dresser le Top 6 en classement par points et l’on obtient:
1° Luxembourg 29 points
2° Pays-Bas 35 points
3° Suède 39 points
4° Danemark 40 points
5° Irlande 46 points
6° Allemagne, Finlande, Chypre, Estonie ex-aequo à 47 points.

Hormis le Luxembourg qui est un cas particulier, les Pays-Bas et le Danemark pratique ce que l’on appelle la FLEXISECURITE donc une grande flexibilité du marché du travail, un système d’indemnisation généreux, des politiques actives de l’emploi. La Suède est un système basé sur l’Etat providence. A noter que le Danemark et la Suède n’utilisent pas la monnaie Euro.

Vous remarquerez que le Royaume-Uni qui est le seul pays dans l’Union issu du Tatchérisme donc appliquant une politique dite libérale à l’anglo-saxonne n’est jamais cité dans les tops 6.

Cette démonstration n’est pas académique mais elle a le mérite d’être honnête. Je vous prie de croire que ma démarche d’autodictacte, un temps éprise par les chantres du libéralisme dans ma prime jeunesse, voir attirée par les théories des anarcho-capitalistes à forger ma pensée. Mais on ne peut pas rester indifférent devant la misère humaine.

Aussi, j’ai appronfondi ma démarche intellectuelle sur la nécessité de défendre les plus faibles.

Vous n’êtes pas sans connaître le principe du BASIC INCOME cher à Milton Friedman qui lui aussi a essayé de parfaire ses théories en essayant de gommer les inégalités sociales par l’impôt négatif.

Ce jour, ma démarche est orientée vers le principe de l’allocation universelle de Philippe Van Parijs. Je suis certain que cette utopie d’aujourd’hui sera la vérité de demain. Libre à vous de vous en inspirer. L’avenir économique dans lequel je souhaite vivre est simple, un filet de protection sociale pour garantir les besoins fondamentaux grâce à un revenu stable et garantie tout au long de la vie et une flexibilité totale donc libérale du marché de l’emploi, des prix et des salaires.

Je vous saurai reconnaissant de m’adresser vos commentaires

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

ObïOxOïdO

Written by Obi

14 mai 2011 at 15 h 56 min

Publié dans Economie, Politique, Société

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L’argent dette, quel rôle pour l’Etat?

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"Toutes les occupations de l’homme sont à avoir du bien"
Pensées (26) de Blaise Pascal

L’Argent Dette de Paul Grignon est un  documentaire sous forme de film d’animation – diffusé en streaming sur Internet et en DVD – qui traite du crédit et de la création monétaire. Ce film connait un succès certain sur Internet. Fin 2009, il a été vu par plus de deux millions de spectateurs et traduit en au moins en 14 langues. Depuis Paul Grignon a également produit une version révisée de l’Argent Dette et une suite intitulée L’argent Dette 2, Promesses chimériques afin de répondre aux principales critiques formulées à l’encontre de son premier documentaire, le succès poursuit sa course et devient un véritable phénomène culturel. Outre le caractère complotiste, ces vidéos répondent à une attente par un besoin du « grand public» d’assouvir une demande d’explication qui grandit aussi vite que croît la crise financière initiée en 2007 et encore en cours.

Si l’on met ces informations en perspectives par rapport à la dette publique française cela provoque tout un ensemble de questions sur les rôles respectifs de l’Etat, de la Banque centrale et des banques commerciales dans le processus de la création monétaire.

Le postulat de la réflexion est le suivant:
- 1° La dette publique française est évaluée fin 2009 à 1 841,5 milliards d’euros selon les critères de la comptabilité publique française (passif financier brut).
- 2° Le service de la dette représente le paiement annuel des échéances (capital plus intérêts) des emprunts souscrits. La charge de la dette représente le paiement des intérêts seuls ; elle se montait à 47,4 milliards d’euros pour l’année 2005, soit la presque totalité de l’impôt sur le revenu payé par les Français (qui représente, en 2006, 17 % des recettes de l’État). Cette charge était en 2005 le deuxième poste budgétaire de l’État français, après celui de l’Éducation nationale et avant celui de la Défense. En 2006, et pour l’État seul, la charge des intérêts de la dette était de 39 milliards d’euros, soit 14,6 % du budget de l’État. La charge des intérêts se montait en 2007 à plus de 50 milliards d’euros (augmentation de 12 % par rapport à 2006). Il s’agit de l’équivalent du déficit public.
- 3° Selon le rapport de la Cour des comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques rendu public en juin 2009, cet endettement était, fin 2008, de 20 600 euros par habitant et de 47 400 euros par actif ; la charge des intérêts de la dette publique était en 2008 de 850 euros par habitant et 1 950 euros par actif.

Une des quatre prérogatives régaliennes permettait à l’État de détenir la souveraineté économique et financière en émettant de la monnaie, notamment par le biais d’une banque centrale.

Les banques centrales peuvent également monétiser des titres de dette publique (procédure interdite pour la Banque centrale européenne et les Banques Centrales Nationales de la zone euro par l’article 123 du Traité de Lisbonne, ex article 104 du Traité de Maastricht).

Quel est le rôle de l’Etat en matière de création monétaire?

Il est inconcevable que les français continuent de payer des intérêts à un système bancaire privé alors que tous ces emprunts sont fait pour financer des dépenses publiques. En 1973, la Loi "Pompidou Rotschild Giscard" a assujetti les français à devenir de plus en plus dépendant de puissances économiques occultes, en les considérant comme des forçats de la dette publique. Cette escroquerie financière au paiement d’intérêts sur des emprunts d’ordre public, contribue à faire vaciller le système économique et social de la France, à vendre des pans entiers de l’industrie, à remettre en cause tous les acquis sociaux les uns après les autres.

Pour ébaucher un début de réponse, il faudrait distinguer le financement public de celui du privé. La création de monnaie devrait être gérée par des institutions bancaires publiques lorsqu’il s’agit de dépenses publiques (investissement et non pas fonctionnement), cela éviterait que la totalité de l’impôt sur le revenu soit englouti dans le remboursement des intérêts de la dette et ferait du bien à l’ensemble de la société et des contribuables en particulier. Et le reste des affaires bancaires au privé pour la gestion des dépôts et des crédits, donc le financement des ménages et des entreprises.

Je suis pour un système hybride d’économie mixte qui permettrait à l’Etat de recouvrer ce pouvoir régalien de créer de la monnaie sans intérêts dans le cas d’emprunts et d’investissements publics. Et je suis aussi pour distinguer les banques d’affaires des banques de dépôts.

La gestion purement bureaucratique, administrative d’un outils qui relève plus de l’esprit d’entreprise me semble pas très approprié sutout pour financer par le crédit les ménages et les entreprises.

A voir le Glass-Steagall Act nom sous lequel est généralement connu le Banking Act de 1933 aux États-Unis.

Written by Obi

15 avril 2011 at 20 h 47 min

Pourquoi les théories du complot intéressent autant?

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Les conspirationnistes mélangent volontiers, la franc-maçonnerie, le satanisme, l’occultisme…  la CIA, les juifs, les sociétés secrètes… le Nouvel Ordre Mondial, les médias, l’espionnage généralisé… les attentats du 11 septembre, l’assassinat de JFK, l’attentat du Pentagone… les stérilisations forcées, l’eugénisme, la disparition des libertés… puce électronique, carte biométrique, marque de la bête… Manipulation du climat, OGM, gaz à effet de serre… Grippe aviaire, H1N1, vaccination généralisé… Télévision, drogue, jeux… existence divine, créationnistes, théorie de l’évolution…

Les sujets ne manquent pas pour donner du sens à ce qui n’a été ni voulu, ni prévu en apportant des réponses simples, en mettant en avant notre capacité à douter afin de prouver que les puissants mentent et manipulent.

Les conspirationnistes séduisent des jeunes qui ne se rendent pas vraiment compte qu’ils baignent dans cette culture paranoïaque, au travers des jeux vidéos, des films, des séries télévisées, de l’usage qu’ils font d’internet.

Les jésuites, les francs-maçons et les juifs constituent les trois cibles favorites. Jusqu’en 1950, la majorité des théoriciens viennent de l’extrême droite. Mais la mondialisation et la dureté croissante du capitalisme poussent l’extrême gauche à formuler à son tour des théories du complot. De nouvelles cibles apparaissent au XXe siècle dans les thèses : les élites économiques et politiques.

Aldous Huxley « lemeilleur des mondes" et Georges Orwell, « la ferme des animaux" et « 1984" ont inventé un genre littéraire de science-fiction qualifié de dystopie comme étant une anticipation sociale décrivant un avenir sombre. Toutes les générations, depuis lors, se nourrissent dans ces ouvrages très visionnaires qui ont influencé quasiment tous les mouvements culturels contestataires depuis les années 50 à tel point que cela a fait naître un mouvement philosophique nouveau que l’on appelle le transhumanisme.

Le transhumanisme est une nouvelle pensée mais aussi un nouveau défi pour l’humanité. C’est à nous tous de débattre sur les dangers comme sur les avantages que présentent de telles évolutions et les sujets de débats ne manquent pas bioéthique, l’infoéthique, la nanoéthique, la neuroéthique, la roboéthique, et la technoéthique… La peur ne servira personne.

Written by Obi

28 mars 2011 at 20 h 26 min

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